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Gabin Vissouze

gabinducb@gmail.com

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À propos

J’ai 8 ans. Avec ma classe nous avons droit à une heure de théâtre par semaine. Une femme en sarouel et bracelets en veux-tu en voilà nous initie aux merveilles de la comédie. Je déteste ça, me sens ridicule et s’il y a bien une chose dont je suis sûr c’est que jamais je ne serai acteur.

J’ai 12 ans. Je n’ai qu’un rêve : devenir acteur. On peut remercier la magie des hormones adolescentes, désormais je ne vois pas ce qui peut être plus génial que de jouer un personnage. Je rejoins une troupe de théâtre, la compagnie Passe-moi l’sel, où j’aurai l’occasion de jouer un chasseur bercé trop près du mur, un directeur de musée passionné, un type qui promène un chien qui n’existe pas…

J’ai 15 ans. Avec un ami de ma troupe nous créons une chaîne YouTube. On apprend sur le tas. On commence par des sketchs irregardables aujourd’hui puis on comprend le principe des 180 degrés, les règles du montage, l’importance de la préparation… Et surtout on s’éclate.

J’ai 16 ans. Je découvre Fenêtre sur Cour. C’est la révélation, la puissance de la mise en scène m’explose à la figure. Je caresse alors l’idée de devenir moi-même réalisateur. Mon investissement en cours est inversement proportionnel au temps passé à découvrir les films de Kubrick, Hitchcock, Fellini, de Palma, Dolan… Ma cinéphilie se construit, mon appétit pour le cinéma se veut insatiable.

J’ai 18 ans. Je fais mes premiers pas à l’Institut International de l’Image et du Son. Durant trois années, je détermine quelles sont mes envies de cinéaste. Je mets alors de côté mes penchants comiques pour me tourner vers un registre plus sombre ; mon film de fin d’études, Loin des hommes.

J’ai 22 ans. Sans le sou, je suis un artiste angoissé qui cherche à trouver sa place dans un milieu aussi fermé que compétitif. Et ma vie n’a jamais été aussi belle.